Dans ma tête en boite / In my head in box

31. juil., 2018

Faut-il être vu pour exister socialement ?

    
La tyrannie du paraître bat son plein ! Sur Facebook et in real life (IRL), les modèles de réussite sociale nous imposent codes et comportements pour une vie épanouie. Mais faut-il autant se montrer pour exister et être heureux ? Quels sont les risques de tels comportements ? Le psychanalyste Gérard Bonnet décode ce phénomène, et comment s'en libérer.
 
 Dans cette société du "paraître" dans laquelle nous vivons, nous sommes quasi tenus à nous exhiber sans cesse, que ce soit sur Facebook, en réunion, aux expos tendance… et toujours en paraissant à notre avantage. " Le poids des apparences est devenu une charge réellement pesante, dont on méconnaît la réelle étendue des dommages" s'alarme le psychanalyste Gérard Bonnet. Et si on essayait tout simplement d'être, plutôt que paraître…

Se montrer pour exister

Ce besoin du regard de l'autre pour exister vient de la petite enfance. " Grâce au regard bienveillant de ses parents, il est possible de se construire une image intérieure positive" développe Gérard Bonnet. Se montrer est donc naturel, et nécessaire. Le problème de notre époque vient du fait que nous sommes pris entre ce besoin intérieur impérieux, et un autre extérieur : celui de s'exhiber en étant au top, même s'il ne s'agit que d'une apparence.

La tyrannie provient de l'exploitation de ce besoin issu de l'enfance et de l'obligation de plaire à un nombre toujours plus grand. Point d'orgue du phénomène, le succès des réseaux sociaux, ou de la téléréalité. Exit le regard bienveillant et inconditionnel, vous êtes jugé, validé et éjecté ! Ce qui nous vaut cette course au look, à la minceur, à la jeunesse éternelle, à la notoriété... Les stars et autres célébrités ne sont pas les seules à y être confrontées. Aujourd'hui, tout le monde peut postuler à une émission télévisée, comme Incroyable Talents, ou Masterchefs, ou éjecter un candidat.

Ces nouveaux codes donnent en partie le ton au bureau, aux apéros entre amis… et dans les relations amoureuses.

 

Des risques bien réels:

LA MÉSESTIME DE SOI

Ce problème arrive bien sûr en tête de liste. Une enquête menée par Dove en 2010 rapporte que seulement 2 % des femmes se trouvent belles. Echouant dans leurs efforts à faire coïncider une image idéalisée de soi et celle des magazines, elles seraient devenues leur propre tyran.

UNE SOLITUDE EXTRÊME

De nouvelles phobies sociales ont émergé face à l'exigence du paraître, entraînant unanimement un sentiment de solitude extrême. " En société, j'ai toujours l'impression de ne pas être à la hauteur, ou décalé" se plaint Pierre-Yves. Ceux qui sont persuadés de ne pas répondre aux critères en vigueur, "décrochent" du mode relationnel, tant l'effort que ça leur demande est grand. " Ils vivent une grande solitude avec le sentiment que personne ne s'intéressent à eux" souligne Gérard Bonnet.

UN SENTIMENT DE TRANSPARENCE

"En réunion, je n'arrive pas à en placer une" confie Odile. L'obligation d'être assertif, brillant, sûr de soi (du moins en apparence) régit les rapports professionnels. On sait pourtant que l'habit ne fait pas le moine ! Un dicton, qui n'a pas toujours sa place au travail. Résultat : ceux qui sont hors cadre, peuvent se sentir "transparents". " J'ai l'impression que personne ne tient compte de mon avis" avoue Philippe. C'est également le cas lors de certains dîners, où ce sont les plus grandes gueules qui captent l'attention.

UN CLIVAGE REGRETTABLE

Ravissante, heureuse en couple et chef de produit pour une marque de luxe, Gaëlle ne peut se départir d'un sentiment de vide intérieur. Elle s'épuise à faire bonne figure, tenaillée par la peur de fondre en larmes… sans raisons apparentes. " C'est sans doute la souffrance la plus insidieuse que ressentent les personnes « accablées » par l'impératif actuel" décode Gérard Bonnet. L'obligation de paraître met en scène une partie de soi sur un mode idéalisé, acceptant bien des exigences au fur et à mesure qu'elles s'imposent. Toutefois, parvenir ainsi à valoriser son image en donnant des signes extérieurs de réussite se fait le plus souvent au détriment d'une autre part de soi plus émotionnelle et sensible.

 

Des solutions pour s'en sortir

"Nous ne mesurons pas encore les conséquences, tant tout nous pousse à nous laisser prendre aux mailles de ce filet" déplore le psychanalyste. La prise de conscience est une étape-clé pour s'en sortir. Celle du miroir aux alouettes que la société nous tend, et de tout ce que l'on s'impose pour qu'il nous renvoie l'image adéquate… Avec à la clé, finalement une mésestime de soi ! A ce titre, l'estime de soi est sans doute une deuxième étape importante. Cessez d'être un tyran pour soi même demande de se regarder avec tendresse, amour et bienveillance. 
Par ailleurs, "nous avons tous besoin de nous sentir unique !" ajoute notre expert, et non de souscrire à un stéréotype, à un modèle formaté. Ce n'est pas si difficile ! Redorer son propre blason, consiste à rapatrier ses dons et ses talents singuliers, et à reconnaître aussi ses faiblesses. C'est ce qui nous rend humain.

Enfin, l'humour est de mise, pour se désintoxiquer du paraître. Se prendre au sérieux contribue sans doute à se laisser piéger dans ce système. Riez aux éclats, faites des grimaces, soyez irrévérencieux parfois, plus que politiquement correct ! Trouvez votre propre façon d'être, comme un pied de nez à votre reflet idéalisé.

 

Ecrit par: Catherine Maillard

source:  http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_avec_les_autres/15887-tyrannie-paraitre-facebook-fatigue.htm#se-montrer-pour-exister

18. juin, 2018

"Vénus : confessions à nues" : l'effeuillage des corps et des âmes.
Des femmes se racontent, se dévoilent, se déshabillent dans un très beau documentaire-projet danois sur le sexe et le désir au féminin, à voir sur Arte.



Durant l’été 2015, un appartement de Copenhague a été le lieu de confessions et mises à nu, de confidences et d’ouverture. Instigué par deux réalisatrices danoises, Lea Glob et Mette Carla Albrechtsen, ce projet est parti de leurs réflexions et interrogations sur la sexualité féminine et le rapport des femmes à leur corps. Entre ce que la société attend d’elles, ce qu’elles désirent, leur pratiques, la manière dont elles ont été élevées, les femmes sont soumises à des normes qui les façonnent toute leur vie et posent aussi quelques dilemmes d’épanouissement propres à chacune. Lea et Mette ont donc fait passer un casting à plusieurs dizaines de femmes, les ont placées devant la caméra, sur un tabouret et les ont interrogées sur la sexualité, pour parler sans détour du sexe, de leur désir, de la frustration.



Le concept relativement simple amène très vite à la confidence, au récit d’expériences personnelles touchantes et belles, sans voyeurisme aucun. Ces femmes ont des points communs, beaucoup de différences, elles sont multiples et lèvent le voile sur le méconnu désir féminin, pourtant si organique, si humain. Chaque femme arrive avec son histoire, ses failles et ses forces, se confie jusqu’à la très naturelle mise à nu. Comme si finalement la vraie épreuve était la parole et qu’une fois les mots dits, le dévêtu n’était qu’accessoire.

“Vénus : confessions à nues” est un documentaire brut et beau qui appartient à cette mouvance de découverte du désir féminin, la vague qui rétablit peu à peu quelques vérités sur la sexualité des femmes.

14. déc., 2017

Pour la troisième année consécutive, l’Opération Papa Noël permettra à environ 500 enfants vivants dans la précarité de recevoir un cadeau neuf, au pied du sapin. Et cela grâce à une armée de lutins bénévoles. Vous voulez en faire partie? En un clic, vous voilà devenue Mère ou père Noël.

Anaïs et Nicolas, un jeune couple de parents s’est posé la question il y a quelques temps de savoir s’il ce ne serait pas plus chouette de gâter un enfant dans le besoin plutôt que leurs deux bouts de choux qui ne savent presque plus circuler dans leur salle de jeux surchargée.

Et c’est de là qu’est né l’Opération Papa Noël. Le concept est simple, soit vous inscrivez un enfant dans le besoin afin que celui-si soit aussi gâté le jour de Noël, soit vous devenez un lutin et vous prêter main forte à l’équipe de bénévoles.

Pour devenir un lutin, inscrivez-vous via le formulaire d’inscription en ligne et suivez ces trois étapes:

Vous vous inscrivez en tant que petit lutin.

Vous recevez par e-mail les coordonnées d’un enfant.

Vous lui choisissez un jouet neuf que vous lui faites parvenir (à vos frais) avant le 24 décembre.

Avec le nombre de magasins de jouets en Belgique et tous les sites en ligne qui livrent à domicile, le plus dur, finalement ce sera de choisir le cadeau! C’est vous qui décidez du budget et vous pouvez même rester anonyme si vous le souhaitez. Il ne vous reste plus qu’à imaginer un petit bonhomme qui sourit le 25 décembre et ça, ça n’a pas de prix.

http://www.operation-papa-noel.be/inscrire-un-pere-noel/

1. nov., 2017
LES TABOUS, LE SEXE ET L'ART (cliquez ici pour le reportage).



Épisode 1 - Le corps comme matériau

Cette première partie s'intéresse à la nudité et à la sexualité vues par quatre
artistes qui ont placé le corps humain au centre de leurs oeuvres.
L'Américaine Vanessa Beecroft crée depuis le début des années 90 des
oeuvres d'art vivantes : elle immobilise de jolies femmes quasiment nues
qui doivent rester debout jusqu'à l'épuisement. Sont également
interviewés ici : le photographe new-yorkais Ralph Gibson, Bettina
Rheims, sa consoeur française, qui avait fait scandale avec sa série
Chambre close, et Andres Serrano, l'un des photographes les plus
controversés aux États-Unis, pour qui "la seule différence entre l'art
et la pornographie, c'est que l'art est plus cher."

Épisode 2 - Les représentations du corps

La série photographique Nudes, réalisée en 2000 à partir de photos glanées
sur Internet par l'Allemand Thomas Ruff, a créé un effet de surprise...
y compris pour l'artiste. Avec Sleepwalker, qui représente un jeune
garçon se masturbant dans une piscine, Eric Fischl a voulu, en 1979,
"faire un tableau obscène", pour attaquer de front l'American way of
life. Tout comme Tom Wesselmann et ses Great American nudes, qui
semblent susciter la même indignation qu'en leur temps l'Olympia de
Manet (1863) ou L'origine du monde de Courbet (1866).

Épisode 3 - Le corps comme expérience

Le photographe américain Terry Richardson est généralement présenté comme
l'inventeur du "porno chic" sur lequel se sont précipités les grandes
marques et les magazines de mode. Bien avant lui, à la fin des années
60, l'Autrichienne Valie Export, membre du mouvement actionniste
viennois, avait scandalisé par des performances comme Touch Cinema ou
Genital Panic, mettant en scène des détails de l'anatomie féminine. Plus
de trente ans après, la performeuse Marina Abramovic reprend ces
actions au musée Guggenheim. Mais pour Elke Krystufek, montrer le corps
en totale liberté en effaçant la barrière entre sphères publique et
privée ne fait que refléter une tendance lourde de notre société
médiatique. L'exposition de Bordeaux qui, en 2000, a suscité une plainte
au nom de la protection de l'enfance, a reposé la question du rapport
entre l'art et la morale. Jusqu'à quel point l'artiste peut-il
transgresser les tabous ?

4. mai, 2017
cliquez sur le lien pour atteindre le blog et le développement du thème

Introduction:
La publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention d'une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, etc.) pour l'inciter à adopter un comportement souhaité. Puisque l’objectif principal de la publicité est de provoquer, d’accrocher le public, les annonces vont s’efforcer d’exploiter, d’utiliser, ou de parodier des thèmes socio-culturels, en particulier celui du statut social des femmes et du mouvement féministe. Cette stratégie est relativement nouvelle, elle alimente en grande partie la critique grandissante faite envers la publicité. Depuis longtemps, les publicitaires utilisent la femme comme appât de consommation, mettant leurs atouts, leur corps et leur féminité en avant. Ils n'hésitent pas à utiliser des images de la femme dégradantes pour marquer les esprits et faire parler de leurs marques.

Par exemple, en 2007, la publicité pour la collection printemps/été de prêt-à-porter Dolce & Gabbana a fait l’objet d’une vive controverse. Cette publicité montre une jeune femme froidement plaquée au sol, tenue par les poignets par un homme torse nu, qui l’empêche de bouger et entourée d’autres hommes qui la regardent. La femme a le regard absent. On pourrait penser à une scène de viol collectif. La publicité a été interdite car elle offensait la dignité de la femme, la représentait de façon humiliante et inférieure. Globalement, 41% des Français se disent aujourd'hui "souvent choqués par la manière dont on montre les femmes dans la publicité, que ce soit à la télévision, dans la presse ou par affichage", affirma Philippe Hubert, journaliste de Ipsos Public Affairs le 21 mai 2001. De plus, d'après plusieurs autres sondages faits via internet, beaucoup de personnes pensent que l'image de la femme est, de nos jours, trop dénudée et trop vulgaire, comparée aux années 1950, où la femme était représentée comme la fée du logis.

La question justement serait de savoir comment a évolué l'utilisation de l'image de la femme dans la publicité de 1950 à aujourd'hui en France et découvrir ainsi l'évolution, dans notre société, de cette dernière.

Dans une première partie nous verrons quels rôles tenait la femme dans la société pendant les années 1950-1960 et nous verrons que ceux-ci été représentés dans la publicité. Dans une deuxième partie nous constaterons la nouvelle représentation des femmes aujourd'hui dans la publicité française pour mieux faire vendre les produits et attirer l'attention des consommateurs. Et pour finir, dans une troisième partie, nous montrerons qu'il y une évolution du statut de la femme qui s'émancipe et qui obtient plus de droits dans la société et donc les changements que cela représentera pour l'image de la femme dans la publicité.