1. nov., 2017

Les Tabous, Le Sexe Et L'art (reportage d'Arte télévision)

LES TABOUS, LE SEXE ET L'ART (cliquez ici pour le reportage).



Épisode 1 - Le corps comme matériau

Cette première partie s'intéresse à la nudité et à la sexualité vues par quatre
artistes qui ont placé le corps humain au centre de leurs oeuvres.
L'Américaine Vanessa Beecroft crée depuis le début des années 90 des
oeuvres d'art vivantes : elle immobilise de jolies femmes quasiment nues
qui doivent rester debout jusqu'à l'épuisement. Sont également
interviewés ici : le photographe new-yorkais Ralph Gibson, Bettina
Rheims, sa consoeur française, qui avait fait scandale avec sa série
Chambre close, et Andres Serrano, l'un des photographes les plus
controversés aux États-Unis, pour qui "la seule différence entre l'art
et la pornographie, c'est que l'art est plus cher."

Épisode 2 - Les représentations du corps

La série photographique Nudes, réalisée en 2000 à partir de photos glanées
sur Internet par l'Allemand Thomas Ruff, a créé un effet de surprise...
y compris pour l'artiste. Avec Sleepwalker, qui représente un jeune
garçon se masturbant dans une piscine, Eric Fischl a voulu, en 1979,
"faire un tableau obscène", pour attaquer de front l'American way of
life. Tout comme Tom Wesselmann et ses Great American nudes, qui
semblent susciter la même indignation qu'en leur temps l'Olympia de
Manet (1863) ou L'origine du monde de Courbet (1866).

Épisode 3 - Le corps comme expérience

Le photographe américain Terry Richardson est généralement présenté comme
l'inventeur du "porno chic" sur lequel se sont précipités les grandes
marques et les magazines de mode. Bien avant lui, à la fin des années
60, l'Autrichienne Valie Export, membre du mouvement actionniste
viennois, avait scandalisé par des performances comme Touch Cinema ou
Genital Panic, mettant en scène des détails de l'anatomie féminine. Plus
de trente ans après, la performeuse Marina Abramovic reprend ces
actions au musée Guggenheim. Mais pour Elke Krystufek, montrer le corps
en totale liberté en effaçant la barrière entre sphères publique et
privée ne fait que refléter une tendance lourde de notre société
médiatique. L'exposition de Bordeaux qui, en 2000, a suscité une plainte
au nom de la protection de l'enfance, a reposé la question du rapport
entre l'art et la morale. Jusqu'à quel point l'artiste peut-il
transgresser les tabous ?