Dans ma tête en boite / In my head in box

12. nov., 2018

Le karma sautera? Jamais!

N'est-ce pas un juste karma que de voir des millions de gens fuir leur pays car chez eux la misère les ronge, pour rejoindre ceux là-même qui les enfoncent et s'enrichissent à leurs dépends ? Une misère par laquelle les dirigeants de ces pays se sont enrichis et pour beaucoup très très enrichis par les pays occidentaux et autres qui ont négocié à coups de milliards l'exploitation de leurs ressources .

Au même titre que la Belgique a fondé ses racines financières dans le sang du Congo, bien d'autres pays ont joué et aujourd'hui en paient le prix. Mais qui en paie le prix? Nous les citoyens, et ces pauvres peuples exploités sans vergogne au nom de l'économie.

A gauche on veut nous culpabiliser et à droite nous faire craindre des envahissements et du terrorisme pour justifier des durcissement aux frontières et restreindre nos libertés individuelles à l'intérieur même de nos cités au moment où les bases populaires commencent à chauffer...la belle affaire. Etes-vous dupe vous les moutons?

Que l'on impose un vrais développement de qualité de vie dans ces pays en échange d'investissement et d'exploitation de leurs ressources (en parfait équilibre de partages commerciaux respectueux) plutôt que de refaire des murs comme ceux de Berlin Est , et de déployer l'armée face à des familles d'hommes de femmes et d'enfants qui ne veulent qu'une seule chose...vivre un peu mieux.

Donne un poisson à un homme et il mangera un jour, et si tu lui apprends à pêcher il mangera tous les jours.

Mais soyons réalistes, aucun états ou multinationales n'a envie de cela sinon ce serait déjà fait. Le seul et unique but de tous est l'enrichissement et le pouvoir et à plus petite échelle chacun chez soi avec son petit confort. Depuis la nuit des temps les plus riches n'ont-ils pas toujours vécu au profit des plus pauvres. N'avons-nous pas tous des plus pauvres que nous qui sont à plaindre ou à juger? Nous sommes tellement dans le même système individuellement comme internationalement le sont les pays économiquement dominant.

Ne serait-il pas temps de reconnaître l'échec de ce qui en fin de compte est "le capitalisme"? Le libéralisme est une chose, l’ultralibéralisme en est une autre

La population mondiale augmente, la technologie, la robotisation et l'Intelligence Artificielle diminuent les possibilités de travail telles qu'on les a connus jusqu'à aujourd'hui et par conséquent il est stupide de croire au travail pour tous dans le futur mais déjà dans le présent. Le système est au bout de ses possibilités.

Soit on sort du cadre capitaliste classique et on partage, soit une troisième guerre mondiale ou dictature mondiale est à prévoir.

Aux armes citoyens ou aux larmes, l'avenir sera vacarme.

Mais pour ma part, avant les armes et les larmes, ce sera "aux arts les citoyens".

 

DM 12/11/2018

30. oct., 2018

LES SAVOIRS INUTILES FACE AUX DÉRIVES ÉCONOMIQUES DES UNIVERSITÉS

Publié le 29 octobre 2018 /par Christian Du Brulle

 

« Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d’études pour les enfants, les maisons de lecture pour les hommes, tous les établissements, tous les asiles où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur… »

Nuccio Ordine, professeur de philosophie et de littérature à l’Université de Calabre, aime citer Victor Hugo. Et en particulier cet extrait d’un de ses discours prononcés à l’Assemblée nationale française en 1848.

Simple rappel historique ou prise de position tranchée face à l’évaporation des valeurs humanistes, notamment à l’Université? L’invité de la Faculté de Philosophie, Arts et Lettres de l’UCLouvain ne laisse planer aucun doute.

« En revendiquant le rôle de la culture et de l’enseignement pour rendre l’Humanité plus humaine, Hugo fustige une classe politique obtuse et myope, qui en croyant faire des économies, programme la décadence culturelle du pays en tuant toute forme d’excellence », dit le philosophe, venu inaugurer l’exposition temporaire proposée par le Musée L. à l’occasion des 500 ans de la création du « Collegium Trilingue ». Un « collège » dédié à l’étude scientifique des trois langues sacrées (le grec, le latin et l’hébreu).

« Un rappel historique, certes, mais qui est aussi d’une actualité brûlante face à l’étoile Polaire du marché », souligne le philosophe. « Il s’agit d’un discours qu’il faudrait graver dans le marbre de tous les parlements du monde. Partout aujourd’hui les budgets de la culture, de l’enseignement, de l’éducation et des universités subissent de terribles coupes».

 

L’université est une opportunité pour nous rendre meilleurs

Le philosophe n’hésite pas à critiquer le système éducatif supérieur actuel. « Chaque année, lorsque je donne mon premier cours aux étudiants de première année, je leur demande pourquoi ils se sont inscrits à l’université. Dans quel but venez-vous ici ? Les étudiants sont surpris par une question aussi inhabituelle. À leur premier jour de cours, ils répondent qu’ils se sont inscrits pour obtenir un diplôme… »

« Je crois que notre devoir de professeur est de faire comprendre à nos étudiants qu’il ne faut pas fréquenter l’université pour obtenir un diplôme. Les écoles et les universités sont des opportunités que la Société nous offre pour nous rendre meilleurs. C’est ça leur but principal. »

 

Acquérir des connaissances détachées de toute obligation utilitaire

« Les études sont tout d’abord l’acquisition de connaissances qui détachées de toute obligation utilitaire nous font grandir et nous rendent plus libres et plus autonomes ».

« Les étudiants qui suivent cette philosophie seront ceux qui réussiront leurs examens plus brillamment. Mais surtout ils deviendront des citoyens capables de cultiver la solidarité humaine et l’amour du bien commun ».

« Quand les étudiants me disent qu’ils viennent à l’université pour obtenir un diplôme, ils ne sont pas responsables de cette réponse. Ils vivent dans un monde où chaque geste, chaque mot, chaque acte doit répondre à une logique utilitaire, commerciale qui exige toujours un profit matériel, un gain personnel ».

Frénésie productiviste des « universités-entreprises »

L’idée du plaisir désintéressé et gratuit ne trouve pas un terrain fertile dans notre société. Tout comme le fait de prendre son temps. C’est incompatible avec le rythme que l’on demande aujourd’hui aux universités. Des universités où il faut désormais produire, faire des choses utiles.

« A quoi sert de lire un poème, du latin ou du grec, de visiter un musée ? Dans le monde de l’utilitarisme, un marteau vaut malheureusement plus qu’une symphonie. Un couteau davantage qu’un poème. Une clé anglaise davantage qu’un tableau. Il est facile de comprendre l’utilité d’un outil, il est plus difficile de comprendre à quoi peuvent servir la musique, la littérature, et l’art ».

« Les universités ne peuvent pas être transformées, comme elles le sont en ce moment, en entreprises. Les étudiants ne peuvent pas être transformés en clients qui viennent dans cette entreprise ».

 

Une logique perverse qui pollue le monde de l’éducation et de la recherche

« C’est curieux quand même que les deux premiers mots que les étudiants apprennent en arrivant à l’université sont crédit et débit », note Nuccio Ordine. « Le langage n’est jamais neutre. De plus en plus, le vocabulaire, les mots utilisés à l’université sont empruntés au monde de l’économie. Pensons à la tragique situation de l’Europe. Crédit et débit sont devenus malheureusement les uniques paramètres pour dessiner l’identité de notre Europe ».

« Pour les banquiers et les financiers, seules les nations qui payent la dette font partie de l’Europe. Pour eux, c’est possible de penser l’Europe sans la Grèce sans l’Italie, sans l’Espagne, sans la France. Des grands pays qui ont fait cette Europe. Pas de scandales, pas d’étonnement, la culture ne compte pour rien ».

 

L’évaluation s’est transformée en une obsession bureaucratique pour les nombres

« Il s’agit d’une logique perverse qui a également pollué le monde de l’éducation et de la recherche. Je pense notamment au culte des chiffres et de la mesure qui domine dans l’Europe et dans le monde entier. Une évaluation en soi peut être considérée comme nécessaire. Mais elle s’est transformée malheureusement, aujourd’hui, en une obsession bureaucratique pour les nombres qui vise exclusivement à la quantité. La logique computationnelle semble être devenue un modèle actuel, un modèle entrepreneurial de l’éducation polarisé sur les prétendues exigences du marché ».

« L’entreprise université vend des diplômes. Tandis que les étudiants clients les achètent dans l’unique but d’obtenir un laissez-passer pour rentrer dans le monde du travail. Puisque ce sont de tels critères qui s’imposent dans le monde de l’évaluation, le prestige de l’université finit par se mesurer chaque année par une série de classements internationaux ou la variable commerciale d’établissement d’enseignement supérieur monte et descend exactement à la manière des actions et des marchandises dans toutes les bourses du monde ».

Une menace pour l’avenir de la recherche scientifique

« Cette dérive mercantile est en train de compromettre l’avenir de la recherche scientifique », estime-t-il. Il parle de l’avènement de la fausse science. L’explosion de pseudo revues scientifiques destinées uniquement à gonfler le CV des chercheurs en serait à ses yeux un des signes. Ces revues n’existent qu’afin de répondre aux critères imposés par les diverses agences d’évaluation: rapidité, quantité, impact. Avec les dérives que cela peut supposer.

« En 2004 on dénombrait 1800 articles scientifiques douteux. Leur nombre s’est élevé à 59.000 en 2015″, déplore le philosophe.
Un homme qui prône un retour aux fondements de l’université. « Lesquels passent aussi par les savoirs inutiles, comme l’étude du grec, du latin, du sanskrit. Si ces savoirs disparaissent, c’est un pan de notre mémoire qui disparaîtra. Ce qui aura des implications sur nos démocraties, nos libertés. « La culture n’appauvrit personne », conclut-il.

 

source: http://dailyscience.be/29/10/2018/les-savoirs-inutiles-face-aux-derives-economiques-des-universites/?fbclid=IwAR2ECT7PPgUSZyk5oATnfE34Aoc4XZXANTeTis9EN5_Lg5U9oQbsNGxXRIU

18. oct., 2018

Par Hélène Demarly

Véritable phénomène de société, le selfie est plus que jamais à la mode. Manifestation narcissique pour les uns, nouvelle forme d'expression sociale pour d'autres... Pourquoi est-t-on de plus en plus nombreux à être accro à cet auto-portrait numérique et qu'est ce que ça veut dire ?

Le selfie a fait son entrée dans le dictionnaire en 2013 : "Selfie : une photographie qu'une personne a prise d'elle-même, généralement avec un smartphone ou une webcam, et partagée sur un média social". Car de François Hollande à Rihanna, en passant par une bonne partie des jeunes de la fameuse génération "Y", tout le monde s'y est mis. Sur Instragram, c'est même plus de 300 millions de photos qui ont été postées avec le hashtag selfie. Et le phénomène ne concerne pas seulement les adolescents. Une étude britannique réalisée en 2013, avait démontrée que 29% des seniors s'étaient déjà laissés tenter.

Narcissisme 2.0

Le selfie est une image plus flatteuse que la réalité : une bonne pause, une lumière qui met en valeur, un filtre qui gomme les imperfections du visage... Il nous permet de contrôler notre image et de renvoyer au monde une facette que l'on souhaite montrer. Une enquête, réalisée par l'Université d'Ohio State a d'ailleurs démontré que les hommes faisant un nombre important de selfies, obtiennent des scores plus élevés aux tests psychologiques du narcissique et du psychopathe. Les adeptes des selfies auraient des traits antisociaux plus marqués que les autres et seraient hyper-narcissiques. Mais cette étude inquiétante est à relativiser quand on sait que les selfies ne sont pas, en réalité, arrivés avec les smartphones, mais avec l'invention de la photographie au XIX ème siècle (même s'il s'agissait à l'époque d'une pratique peu courante).

À la recherche d'une approbation sociale

En postant une photo de nous sur les réseaux sociaux, ce que l'on espère avant tout, c'est attirer l'attention et récolter le plus de "like" possible, cette façon pour nos followers Instagram ou nos amis Facebook de nous montrer que la photo leur plaît. Cela permet avant tout de nous rassurer : "Je ne suis pas si mal, puisque les gens aiment ma photo". Nous cherchons, par le biais du selfie, à susciter le désir et à nous rassurer en existant grâce au regard des autres. Au risque d'être déçu quand le nombre de "j'aime" reste faiblard...

Un nouveau mode d'expression

Pour André Gunthert, enseignant chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales, le selfie n'est pas un danger mais une nouvelle forme d'expression sociale : on n'envoie pas un selfie à quelqu'un juste pour qu'il nous trouve beau, mais pour lui signifier aussi que l'on pense à lui, c'est une sorte de "bonjour" personnifié. Le selfie est aussi souvent collectif : on le prend avec notre famille ou nos amis, parfois teinté d'humour et d'autodérision.Pour le sociologue, cet auto-portrait numérique revêt même un caractère militant, puisqu'il nous rend autonome en permettant de contrôler et de créer notre image.

Ce qui est certain, c'est qu'avec la perche à selfie qui inonde les moindres coins touristiques, l'application Snapchat qui cartonne, et l'arrivée des dronies (les photos prises grâce des drones), la mode du selfie n'est pas prête de s'essouffler, que l'on soit pour ou contre !

 

Source : https://tendances.orange.fr/societe/actualite-et-debat/digital/article-le-selfie-quelle-image-nous-renvoie-t-il-CNT000000du6qg.html

16. oct., 2018

Si vous confondez pornographie et Art c'est qu'il vous manque un peu de culture élémentaire.

5. oct., 2018

6. JUIN 2018 |BY INGA LAAS

Clim’art, eco art, land art ou artivisme: le nom est en soi un programme. L’art s’est toujours intéressé aux thèmes les plus brûlants de son époque. Un phénomène que l’on observe au travers des siècles dans l’histoire de l’art. Sauf qu’aujourd’hui, les thèmes sont bien plus complexes: courbes climatiques, colonnes de chiffres, moyenne des températures, diagrammes de pollution sont présents partout. Qu’en fait l’art? Nous savons qu’il peut bouleverser et provoquer une remise en question ou une réaction. L’art conduit-il à l’artivisme? Le peut-il? Doit-il se libérer de son objectivité?

«L’art touche les êtres sur un plan émotionnel, et peut aider à transformer la perception de l’environnement.»

 

© Michael A Pinsky

Michael Pinsky, artiste visuel anglais

Ozone, particules fines, azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone : tous ces polluants sont méticuleusement mesurés dans les villes. Mais leurs effets restent invisibles et les corrélations sont difficiles à établir. Avec son installation Pollution Pods, l’artiste britannique Michael Pinsky propose un stage d’initiation spécial dans cinq métropoles du monde. Partant de l’air relativement propre de Londres, les visiteurs traversent des coupoles reliées en anneau et remplies d’air pollué. Produit de manière synthétique pour arriver à l’air fortement vicié de la ville de Pékin.

 

© Michael A Pinsky

L’art touche les êtres sur un plan émotionnel, et peut aider à transformer la perception de l’environnement, déclare Pinsky. L’art peut assumer un rôle en ce sens qu’il aide à combler le fossé entre le constat du changement climatique et le fait d’y être préparé. L’art peut être tout cela à la fois : propagandiste, promotionnel, contemplatif, attractif, repoussant, attirant… et aussi engagé. Se considère-t-il lui-même comme un artiviste ? Je ne suis pas sûr que je me désignerais ainsi.

J’ai simplement le désir d’améliorer le monde.

www.michaelpinsky.com/project/pollution-pods